« Bonjour, jeje m’appellem’appelle Élodie et je suis alcoolique. »

Non.
Reprenons.

Je m’appelle Élodie.
J’ai 39 ans. Je suis une femme, une mère, une sœur, une amie.

Je suis aussi entrepreneure depuis plus de 15 ans.

J’ai commencé ma carrière en prospectant avec les Pages Jaunes, au volant d’une Clio blanche deux places, à enchaîner les rendez-vous.
J’ai créé trois sociétés, développé des offres, vendu, accompagné et formé des centaines de personnes.
J’ai passé ma carrière dans le monde réel du travail, celui des objectifs, de la pression et de la performance.

Vous voyez la différence entre ces deux présentations ?

Dans la première version, je suis définie par mon rapport à l’alcool. Dans la deuxième, c’est juste un détail de ma vie.

Cette photo, je l’ai choisie volontairement.
Parce qu’avant les habitudes, les silences et les étiquettes, il y a toujours une personne.

Pendant dix ans, j’ai eu un (gros) problème avec l’alcool.
Un problème banal, invisible, accepté, encouragé.
Celui dont on ne parle jamais tant qu’il ne dérange personne.

J’ai arrêté de boire il y a plus d’un an.
Aujourd’hui, je mets cette expérience au service des entreprises pour libérer la parole sur un sujet encore trop tabou: l’alcool.

Pourquoi ?

Parce que je connais l’alcool de l’intérieur, mais surtout dans son contexte professionnel.

Pendant des années, j’ai évolué dans des environnements où boire était normal.
Les afterworks.
Les déjeuners arrosés.
Les verres “pour décompresser”.

Le problème avec l’alcool en entreprise ne commence presque jamais par un accident.
Il commence par une habitude.
Invisible. Acceptée.

C’est pour ça que mon intervention est différente.

Je n’interviens pas pour poser des étiquettes.
Je n’interviens pas pour culpabiliser.
J’interviens pour aider les entreprises à ouvrir le dialogue sans créer de panique, à parler d’alcool sans stigmatiser, et à agir plus tôt.

Mon témoignage n’est pas une fin en soi.
C’est un levier pour faire tomber le silence et protéger les équipes avant l’accident, l’arrêt ou le drame.

Si vous me contactez, ce n’est pas pour entendre une histoire personnelle.
C’est pour traiter un sujet sensible déjà présent dans votre organisation, avec une intervenante qui connaît à la fois le terrain et les réalités de l’entreprise.

Parce que le vrai problème de l’alcool au travail n’est pas l’alcool.
C’est le silence autour.